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Poésies et slam en CM2

 
Poèmes écrits pour le concours SNCF "Voyageur et citoyen" et d’autres présentés au Grand Slam Interscolaire.
La classe de Mme Guettouche a remporté le trophée de la cinquième édition du Grand Slam Interscolaire .

Cauchemar

J’en ai marre, j’ai le cafard. Je marche dans le noir et je tombe sur les rails.
Au loin, je vois un train corail, aïe, aïe, aïe !
Je tente de me soulever pour me relever et me sauver.
Mais le train corail pour Paris roule à toute allure.
Mon futur est démoli, la vie n’est plus une aventure.
Réveil : 9 heures et quart, gare Haussmann St-Lazare.
Soleil : ouf, c’était un cauchemar !

Maintenant, je me détends et je suis présent.
Je suis adroit, j’évite les rails.
Au loin, je vois mon train corail.
Sur le quai, je respecte les consignes de sécurité.
Le train ralentit, c’est mon ami, bien sûr.
Mon futur est infini, ma vie est une ouverture.
Tout est bien qui finit bien pour l’enfant-citoyen

Le fraudeur

Tu te lèves le matin, de mauvaise humeur,
En cherchant le Pass Navigo de ta sœur.
Dans le train, tu t’affiches, le visage en sueur.
Tu te sens mal dans ton corps et dans ton cœur.
Parfois, tu menaces même les voyageurs.
Tu peux peut-être esquiver le contrôleur,
Mais tu n’échapperas pas à ta peur.
Tu t’enfuis dans la gare comme un vulgaire voleur.
Tu te fais piéger comme un amateur.
Tu ne peux plus bouger, tu te sens humilié.
Moralité : pour voyager en toute sérénité
Paye ton ticket, c’est le respect assuré.

De gare en gare

Va à la gare Saint-Lazare : prends un train au hasard et chasse tes idées noires
Sors ton mouchoir pour dire au revoir au désespoir.

Va à la gare de Lyon prends ton coupon pour passer les portillons
Sors du cocon et ne fais pas le con ; deviens un grand garçon.

Va à la gare du Nord, les gens sont toujours dehors et personne ne dort.
Tu sauras être fort et trouver de l’or sans effort.

Va à la gare Montparnasse pour devenir un as.
Voyage en première classe, quelle classe !
Prends la première place et surtout ne perds pas ton passe.

Et la gare d’Austerlitz, alors ? C’est la fin du voyage, tu en as fait du sport !
Comme Napoléon 1er, tu as oublié la mort et tu as battu tous les records.
Tout ça sans même aller à l’aéroport.

Il y a de l’électricité dans l’air

Il y a de l’électricité dans l’air, je le sens avec mon flair.
Gonflée d’électricité, la caténaire ne manque pas d’air.
Ses fils magiques sont suspendus en l’air.
L’électricité, telle une bonne fée, permet au train d’avancer en toute sécurité.
Comme un jaguar, le train file dans le noir
A toute allure, dans la nature pure et dure.

Il y a de l’électricité dans l’air, mon frère.
Attention aux Ampères, voyage en enfer :
C’est la révolte des mille volts.
Santé en danger, cerveau éclaté, neurones grillés : tu pars en fumée.
L’électricité, telle une mégère, nous envoie en l’air, loin de notre terre.
C’est un danger qui peut t’électrocuter ou t’assassiner.

Mon frère, surtout écoute ton père
Qui te crie : éloigne-toi de la caténaire,
Attends le 14 juillet, si tu aimes les feux d’artifice,
Au lieu de jouer ; tu resteras en vie, mon fils.
On n’a qu’une vie, elle est fragile, fais attention
C’est une morale facile avec du style et de l’émotion.

Le train-poubelle

Tous les matins, je prends le train-poubelle.
Le ciel est rempli de soleil. Mais le matériel, c’est pas du miel.
Sur les vitres, je voudrais me voir autrement qu’en noir.
Les vitres sont rayées, taguées, grisées.
Sur les sièges déchirés, il y a de la neige.
Je m’enfonce c’est un piège : il faut que je me protège.
Dans les couloirs, je marche à travers un brouillard.
Je vois un dépotoir de mouchoirs.
Les gens sont serrés nez à nez, comme des trophées usés.
On dirait une bataille rangée entre deux grandes armées.
Le train poubelle me cause bien du chagrin.
Je rêve de construire le train citoyen de demain de mes mains.

Les couleurs ne seraient plus des rumeurs.
Sur les vitres du bonheur, je verrais mon cœur en fleur.
Sur les sièges, je broderais des arcs-en-ciel et la neige fondrait au soleil.
Les couloirs scintilleraient comme des chemins aux mille miroirs.
Les gens, clairs et colorés, joyeux et gais,
Pourraient se déplacer en toute tranquillité.
Le train-citoyen deviendrait l’ami des humains.
Une foule de gamins y monterait chaque matin.
Le Transilien serait le meilleur des transports en commun.
Ce train vous appartiendrait comme il m’appartient.
Alors, s’il vous plaît, prenez-en soin.

Un petit football

Un petit football, GOAL.
J’ai marqué de l’épaule.
Un petit football, arrêt du gardien.
Les supporters crient dans les gradins.

Un petit football, c’est mieux que le base-ball.
Sur le terrain au moins t’as du contrôle.
Un petit football : je frôle la balle au vol.
Je tire et je marque un but :

Un petit football avec tonton.
Allé hop un petit pont.
Je fais mon spectacle.
Mais voilà qu’il me tacle.

Un petit football, j’ai la cadence.
J’ai gagné une récompense à la Barthez.
Un royal couscous merguez Hum !
Je reviens à l’age de mon enfance.

Tout à coup, je regarde ma panse.
Installé sur mon canapé, je suis sans défense.
J’avais une crinière de lion et des pectoraux.
Maintenant, J’ai un crane chauve et je suis ramollo.


J’avais mon style,

J’avais mon style quand j’ai appris,
A chanté Do - Ré – Mi,
Il faisait nuit,
J’étais toute petit.

J’avais mon style et mes couleurs,
La poésie faisait battre mon cœur,
Grâce aux mots, je ressentais du bonheur,
Mes pensées devenaient des fleurs,
Et je ne sentais que de bonnes odeurs.

J’avais mon style et ma maison,
J’adorais toutes les saisons
Mais je détestais la trahison,
Je m’occupais de mon gazon,
Car y habitaient des bisons,

J’avais mon style et mes images,
Je ne pensais qu’au coloriage,
Je dessinais des paysages,
Je voyais des oiseaux aux beaux plumages,
Tellement beaux que j’avais la rage.

J’avais mon style mais je l’ai perdu,
Pendant longtemps, j’y ai cru,
En inventer un autre, j’aurais pu,
Sans lui, je me sens toute nue.


Maths et français

Maths et français,
Je hais le français.
J’ai hâte des maths,
Ça me donne la patate.
J’adore les maths,
Moi ça m’éclate.
Je pars en mission
Au pays des multiplications.

Mes amis ont la flemme
De faire des problèmes
Mais moi j’ai hâte des maths.
J’adore calculer, partager,
Corriger, mesurer,
Des nombres, des parts,
Des quarts, des moitiés.

Maths et français
Lundi 11 mai
Y’a du français
Je veux me casser

Ma maîtresse annonce le français,
C’est l’heure de mon décès.
Ecrire, conjuguer, analyser :
C’’est l’ennui assuré.
Grammaire, vocabulaire,
Mon dieu quelle galère.
Je lance un S.O.S à ma maîtresse
Car je suis dans la détresse
Tout le temps à la maison
Il y a des exos de conjugaison
Conjonction de coordination
Direction la prison.

Math et français
Je veux changer
Je suis énervé
J’ai tout raté
Maths et français
Enfin changer !
Des maths et des patates
Mon sac rempli de maths.


Ode au Roi-soleil

Oh mon soleil, oh mon roi, oh mon roi-soleil !
Pourquoi es-tu si brillant ? Peut-être pour être le plus élégant ?
Tu as un rôle très important pour nous les enfants.
Tu es très loin de notre terre, je ne t’imagine même pas à côté de moi.
Pourtant, tu es là pour nous guider sur la bonne voie.

Oh mon soleil, oh mon roi, oh mon roi-soleil !
Pourquoi es-tu si chaud ? Peut-être pour nous réchauffer ? Nous rendre beaux ?
Tu fais cela si bien depuis 5 milliards d’années.
Astre qui donne lumière et chaleur à la terre ; c’est écrit dans le dictionnaire !

Oh mon soleil, oh mon roi, oh mon roi-soleil !
Pourquoi es-tu si merveilleux ? Peut-être pour nous rendre joyeux,
rendre nos arbres soyeux et exaucer tous nos vœux ? Tu brilles à toute allure et chantes entre nos murs.
Diamant, étoile de mon cœur, tu es doux comme du miel. Et dans le ciel, tu étincelles.

Oh mon soleil, oh mon roi, oh mon roi-soleil !
Pourquoi es-tu si coloré ? Peut-être pour nous réveiller, nous étonner ou nous amuser ?
Avec toi, les gens oublient leurs soucis. Après la pluie, tu nous séduis.
Tu illumines nos vies et notre galaxie. Même si tu t’endors à la tombée de la nuit.

Oh mon soleil, ma merveille ; sans toi, ça ne serait plus pareil !
Tu souris et tu nourris la terre en traversant l’atmosphère de tes rayons solaires.
Pour nous donner de belles pommes de terre ou des haricots verts.

Oh mon soleil, ma merveille ; sans toi, ça ne serait plus pareil !
Tu peux transformer notre vie en paradis ou en enfer.
Même si, sur terre, nous ne sommes que des locataires.
Moi, ma sœur, mon frère, ma mère et mon père.

Oh mon soleil, ma merveille ; sans toi, ça ne serait plus pareil !
Ne te fais pas avoir par ces nuages noirs. Ne te laisse pas toucher par le désespoir !
Ou les trous dans la couche d’ozone. Sinon, c’est la zone pour la flore et la faune.

Oh mon soleil, pourtant, tu n’es pas parfait : tu peux nous brûler !
Quand tu es fâché, tu deviens jaune-orangé.
Il est temps, pour nous, de nous cacher.

Alors, attention aux coups de soleil : c’est pire que les piqûres d’abeille.
Tu peux bronzer mais pas abuser.

Mets des lunettes, c’est pas bête : ça te donne un air de fête.
Mets ta casquette pour ne pas avoir mal à la tête.
Tu seras protégé des rayons ultra-violets.
Alors, attention aux coups de soleil : c’est pire que les piqûres d’abeille.
Tu peux bronzer mais pas abuser.

Pour échapper à l’insolation, cette malédiction, prends tes précautions :
Plante ton parasol dans le sol, ne fais pas comme le tournesol.
Vaut mieux être protégé que finir en poulet grillé.

Alors, attention aux coups de soleil : c’est pire que les piqûres d’abeille.
Tu peux bronzer mais pas abuser.

Mets de l’écran total pour garder une peau normale.
C’est une arme fatale pour éviter d’avoir mal.
Protège ta peau, cramer, c’est pas rigolo.
Et surtout, n’oublie pas de boire beaucoup d’eau.

Oh mon soleil, ma merveille : La nuit s’achève, un beau petit matin commence.
Tu te lèves, c’est un autre jour de chance : C’est le premier jour des vacances.

 
 
Publié le mardi 23 juin 2009

 
 
 
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